Les marques épigénétiques de notre ADN n’aident pas seulement les cellules à garder une trace de leur passé. Des recherches effectuées à l’Université de Birmingham en Alabama (Etats-Unis) suggèrent que l’ADN et les marques des histones jouent un rôle dans le stockage de la mémoire dans le cerveau. DNMT est une enzyme qui méthyle l’ADN et qui réduit les gènes au silence ; de manière surprenante, elle a été trouvée active dans l’hippocampe de rat. Le mauvais fonctionnement de cette enzyme cause des désordres cognitifs comme le syndrome de Rett et la schizophrènie.

Les chercheurs se sont demandés si elle joue un rôle dans l’acquisition de la mémoire. Ils ont exposé les rats à un choc électrique. En une heure, l’activité de DNMT avait augmenté par rapport à celle des rats qui n’avaient pas subi le choc. Lorsque l’équipe a bloqué la fonction de l’enzyme, les rats n’ont pas reconnu le stimulus induit par le choc. Les scientifiques en ont donc conclu que la méthylation de l’ADN éteint les gènes supresseurs de mémoire, aidant ainsi les rats à se rappeler de stimuli de peur ; ce comportement sauverait leur vie si ils étaient dans la nature.

Lire l'article original