Ueli étudie le rôle de l’épigénétique dans le sexe des plantes. Chez les mammifères et les plantes, les génomes du père et de la mère n’ont pas les mêmes intérêts à défendre en ce qui concerne la quantité de nutriments que la mère fournit à ses enfants. On pense que c’est à ce genre de conflit parental que l’on doit l’évolution de l’empreinte, qui fait que les gènes sont actifs ou non en fonction de leur origine parentale. Ueli a découvert un gène végétal imprimé, baptisé Medea, qui n’est actif que lorsqu’il a été transmis par la mère. De même que de nombreux gènes imprimés de mammifères, Medea, restreint la croissance embryonnaire. Si un embryon hérite d’un gène Medea mutant maternel, il grandira trop et mourra. Il en va de même dans la mythologie grecque, où Médée tue ses propres enfants.