Quand des gènes étrangers sont insérés dans une plante, elle essaye de les faire taire, phénomène connu sous le terme de mise sous silence de transgènes. Les scientifiques ont découvert que les plantes utilisaient un mécanisme identique pour faire taire les gènes intrus et pour réguler leurs propres gènes au cours du développement et lors d’une réaction au stress environnemental. Ces mécanismes de mise sous silence sont épigénétiques, c’est-à-dire qu’ils ne changent pas la séquence ADN des gènes, et possèdent l’avantage d’être réversibles. Peter teste actuellement l’hypothèse qu’un mécanisme épigénétique appelé transcription antisens contrôle le niveau des enzymes intervenant dans la production de cytokinines du pétunia. La concentration de ces protéines varie selon les tissus et le stade de développement.